Je lis l'article de LaMiteOrange, et ça me fait réfléchir. Je repense à cette période où j'ai vécue une fausse couche et surtout à la manière donc j'ai été traité par le corps médical.
Bien sur chacun à son vécu, moi je n'étais qu'à 4 semaines, soit quedal au yeux des gens/médecins. C'est vrai quoi, on est au début, c'est même à peine visible à l'échographie pourtant on l'aime déjà ce petit machin.
Je suis tombé enceinte au cycle 3, avec une chance énorme par rapport à certaines personnes mais je l'ai vécue comme un échec.
L'échec de mes espoirs, de mes rêves, tu te reprends ton bonheur dans la gueule et surtout ne te plains pas trop hein, ça arrive dans plus de 15% des débuts de grossesse.
Tout commence comme la plupart des fausses couches :
Je sens des douleurs énormes dans mon ventre, puis du sang.
Je pars pour les urgences en sachant très bien que c'était fini, mais j'y vais quand même (mon côté naïf).
Je me trompe d'hôpital (boulet)
J'arrive enfin aux urgences et 2 jeunes médecins me reçoivent. Je suis intimidé, je renifle pour ne pas pleurer ouvertement et je tente de garder un peu de dignité.
L'une des nanas me dit
-"vous êtes malade?"
Moi "non pourquoi?"
- "Parce que vous reniflez"
Moi "ben non"
- "AAHHHH ok vous êtes bouleversé!!"
Ben ouai il se trouve que je suis pas venue pour une rhino mais une putain de fausse couche (connasse). Une prise de sang plus tard, mon homme me rejoint et on va faire un tour en attendant les résultats qui seront bien sur négatifs.
Je veux juste dire que je ne m'attendais pas à un suivi de folie genre 4 médecins et 2 psy mais un minimum de reconnaissance de la douleur, une empathie pour ce moment pas très sympa à vivre et ensuite repartir de plus belle. Franchement je sais bien que ça arrive à tout le monde et que des fois ça arrive à 4 ou 7 mois de grossesse, mais BORDAYL au moment où ça t'arrive tu t'en fout des autres il n'y a que tas tristesse qui compte!
Ca m'a sidéré parce que sur le coup t'as juste envie de pleurer et digérer cet échec et on te fait clairement sentir que non, t'as pas à être triste, t'as déjà de la chance que ça marche, de toute façon on s'en fout c'était même pas un vrai bébé......Je n'en ai même pas parlé à mes amis de peur de "les faire chier" avec cet incident!
Sachez juste que oui vous avez le droit d'être triste, vous avez le droit de pleurer et de prendre le temps de remonter la pente. Oui c'est un échec mais il ne faut pas se concentrer dessus, allez de l'avant et maintenez la confiance en votre corps, il vous a lâché sur ce coup mais il ne fait que son boulot! Prenez quelques jours pour vous et repartez de plus belle!
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mardi 24 mars 2015
vendredi 16 janvier 2015
J'ai testé pour toi : s'occuper d'un enfant quand on a une gastro
Oui cher lecteur je ne suis que glamour et paillette. Cependant, c'est mon devoir en tant que parent (et être humain) de t'informer et te conseiller sur ces petits moments dans la vie d'un parent où tu dois assurer ton rôle alors que tu es en train de décéder.
Tout commence le 31 décembre, mon fils se lève de la sieste et râle. Presque aussitôt, il vomit tout son repas du midi. Arf, nous devons faire notre réveillon chez des amis, on sera 10, si c'est pour amener une gastro en cadeaux c'est quand même pas le top. Pourtant points d'autres symptomes donc on se dit avec mon homme qu'on va tenter quand même la soirée et au pire nous rentrerons plus tôt.
Point #badmother : ça peut sembler bad mother mais on n'avait aucune autre solution de garde et pour tout vous dire ça me faisait franchement chier de rester à la maison alors que j'avais envie d'être avec mes potes pour le nouvel an. Et comme vous allez le voir, karma c'est bien vengé!
Bref, nous passons chez mes parents récupérer le sirop anti-vomi et on file chez mes potes. Le petit se vomi dessus dans la voiture, je vous laisse imaginer la situation de l'enfant chaudement habillé dans son siège auto et couvert de vomi avec sa mère qui tente misérablement de limiter les dégâts.
Au final, l'anti vomi aura bien fait effet et tout le reste de la soirée s'est très bien passée, ce qui me confortait dans l'idée que ce n'était surement qu'une indigestion.
La nuit suivante, le 1er janvier, je me couche à minuit, je me lève à 2h, et je passe le restant de la nuit à alterner entre mon lit et la cuvette des toilettes. En gros je décède. Je vomis le cachet anti-vomi, je ne garde pas une seule goutte d'eau et mes toilettes ont été traumatisées à jamais (oui cet article est hautement intellectuel, en même temps j'avais prévenu hein!).
Vers, 5h30 dans une lente agonie, je me rends compte que mon homme ne va pas tarder à aller bosser et que je vais devoir gérer la bête toute la journée.....seule...Je marmonne "chéri, je ne vais pas y arriver.....trop mal.....pour gérer le petit....." mais c'est trop tard il doit vraiment partir et dans un ultime geste de désespoir, j'ouvre un coca.
Je n'aime pas le coca, mais la il m'a sauvé la vie. Il m'a aidé à garder le peu de liquide que je buvais et assurer le minimum vital en tant que parent. C'est marrant mais quand le parent est malade, il fait comme les enfants : du disney à la télé, du coca à gogo et en pyjama toute la journée. J'ai juste eu la force de lui faire chauffer sa bouffe histoire d'éviter le pire.
Bref, j'ai commencé l'année un peu mal, mais j'ai repoussé mes limites et je peux dire que j'ai survécu à une gastro avec un enfant dans les pattes et l'aide de mon homme qui est quand même allé chercher des médocs tellement j'étais minable.
Maintenant, j'ai encore plus de respect pour les parents célibataires tiens!
Tout commence le 31 décembre, mon fils se lève de la sieste et râle. Presque aussitôt, il vomit tout son repas du midi. Arf, nous devons faire notre réveillon chez des amis, on sera 10, si c'est pour amener une gastro en cadeaux c'est quand même pas le top. Pourtant points d'autres symptomes donc on se dit avec mon homme qu'on va tenter quand même la soirée et au pire nous rentrerons plus tôt.
Point #badmother : ça peut sembler bad mother mais on n'avait aucune autre solution de garde et pour tout vous dire ça me faisait franchement chier de rester à la maison alors que j'avais envie d'être avec mes potes pour le nouvel an. Et comme vous allez le voir, karma c'est bien vengé!
Bref, nous passons chez mes parents récupérer le sirop anti-vomi et on file chez mes potes. Le petit se vomi dessus dans la voiture, je vous laisse imaginer la situation de l'enfant chaudement habillé dans son siège auto et couvert de vomi avec sa mère qui tente misérablement de limiter les dégâts.
Au final, l'anti vomi aura bien fait effet et tout le reste de la soirée s'est très bien passée, ce qui me confortait dans l'idée que ce n'était surement qu'une indigestion.
La nuit suivante, le 1er janvier, je me couche à minuit, je me lève à 2h, et je passe le restant de la nuit à alterner entre mon lit et la cuvette des toilettes. En gros je décède. Je vomis le cachet anti-vomi, je ne garde pas une seule goutte d'eau et mes toilettes ont été traumatisées à jamais (oui cet article est hautement intellectuel, en même temps j'avais prévenu hein!).
Vers, 5h30 dans une lente agonie, je me rends compte que mon homme ne va pas tarder à aller bosser et que je vais devoir gérer la bête toute la journée.....seule...Je marmonne "chéri, je ne vais pas y arriver.....trop mal.....pour gérer le petit....." mais c'est trop tard il doit vraiment partir et dans un ultime geste de désespoir, j'ouvre un coca.
Je n'aime pas le coca, mais la il m'a sauvé la vie. Il m'a aidé à garder le peu de liquide que je buvais et assurer le minimum vital en tant que parent. C'est marrant mais quand le parent est malade, il fait comme les enfants : du disney à la télé, du coca à gogo et en pyjama toute la journée. J'ai juste eu la force de lui faire chauffer sa bouffe histoire d'éviter le pire.
Bref, j'ai commencé l'année un peu mal, mais j'ai repoussé mes limites et je peux dire que j'ai survécu à une gastro avec un enfant dans les pattes et l'aide de mon homme qui est quand même allé chercher des médocs tellement j'étais minable.
Maintenant, j'ai encore plus de respect pour les parents célibataires tiens!
lundi 27 octobre 2014
J'ai testé pour toi l'acupuncture
Comme je l'avais expliqué la , j'ai des migraines depuis maintenant 10 ans. J'ai beau être un peu maso, ça commence à me peser surtout quand je suis seule à gérer le môme avec une crise en cours, que du bonheur.
Bref, je tente donc différentes choses afin d'améliorer cette situation (je me doute bien que je ne vais pas les faire disparaître ces migraines mais on ne sait jamais). Une amie me parle de cette technique qui l'a beaucoup aidée pour son stress, j'aime le challenge, j'aime tester de nouvelles choses, alors je me lance.
Il faut savoir que ma mutuelle me rembourse les actes d'ostéopathe ou d'acupuncture mais si ce n'est pas prévu dans ton contrat, tu fais une ordonnance par ton médecin et tu sera mieux remboursé. Mon médecin est un peu bourin mais je l'aime beaucoup, il a soufflé, a lâché un "font chier avec leur papier" et j'ai eu mon ordonnance.
Me voila en route pour le cabinet du gentil médecin/acupuncteur. Je patiente.
Je patiente beaucoup. Presque une heure après il me reçoit.
Vous voyez les gars qui n'ont aucune notion des distances de sécurité à conserver quand on parle à quelqu'un? Le médecin était comme ça. Avec sa voix toute douce et ses gestes posés, il s'approche à 15 cm de mon visage : "alors pourquoi êtes-vous la?". J'élimine ma première réponse "pour faire un tennis connard" (poke Jean Marie Bigard) et je lui explique ma life.
jeudi 10 avril 2014
le jour où j'ai renoncé à ma dignité
Ami(s) lecteurs(s) si tu pensais lire une histoire salace, passes ton chemin car on va parler de doigt et d'anus!
Non je n'ai pas testé la boite "studio 21" sur Bordeaux, (réputée pour son haut degré de convivialité et de générosité inter-couple) et pis je suis un peu pudique, j'aime pas partager et mes jambes ne sont pas rasées depuis novembre 2013.
Non je n'ai pas testé la boite "studio 21" sur Bordeaux, (réputée pour son haut degré de convivialité et de générosité inter-couple) et pis je suis un peu pudique, j'aime pas partager et mes jambes ne sont pas rasées depuis novembre 2013.
jeudi 13 février 2014
La migraine, cette connasse
En fait, être migraineux c'est faire partie d'un club qu'on a pas vraiment choisi. Ceux qui le sont me comprendront.
C'est difficile d'expliquer aux autres ce que c'est, comme la plupart des handicapes ou maladies, elle fait partie des maux invisibles, furtifs et dévastateurs. On ne peut pas la voir et pourtant on la subit et on doit vivre avec.
Moi par exemple, je suis migraineuse depuis mes 16 ans. C'est venu comme ça, des maux de tête à répétition et le médecin qui te dit : bon on dirait des migraines, on va vous mettre sous traitement. Et j'ai eu un traitement pendant 4 ans à base d'une pilule matin et soir.
C'est difficile d'expliquer aux autres ce que c'est, comme la plupart des handicapes ou maladies, elle fait partie des maux invisibles, furtifs et dévastateurs. On ne peut pas la voir et pourtant on la subit et on doit vivre avec.
Moi par exemple, je suis migraineuse depuis mes 16 ans. C'est venu comme ça, des maux de tête à répétition et le médecin qui te dit : bon on dirait des migraines, on va vous mettre sous traitement. Et j'ai eu un traitement pendant 4 ans à base d'une pilule matin et soir.
mercredi 5 février 2014
le retour de la vengeance de la pédiatre
Et oui, la vie de parent n'est qu'un long périple d'aiguilles et de Doliprane. Apres la dernière visite , je n'avais plus beaucoup d'espoir et je me résous à voir mon petit en pleur dès que la pédiatre l'ausculte.
Mais pour le rendez-vous de lundi, l'homme est venu avec moi.
Un allié de choc pour m'aider à rassurer la bête et qu'il voit par lui même à quel point ce sont des rendez-vous difficiles.
Bon, la bête à hurler à s'en péter les cordes vocales, l'homme est resté sans voix et un peu penaud devant la situation mais il a géré. C'est juste pas évident de faire un point quand t'as une sirène de pompier dans les oreilles et du coup on abrège la torture et on se demande si on a pas oublié un truc en sortant.
Mais bon, c'est fait!
Mais pour le rendez-vous de lundi, l'homme est venu avec moi.
Un allié de choc pour m'aider à rassurer la bête et qu'il voit par lui même à quel point ce sont des rendez-vous difficiles.
Bon, la bête à hurler à s'en péter les cordes vocales, l'homme est resté sans voix et un peu penaud devant la situation mais il a géré. C'est juste pas évident de faire un point quand t'as une sirène de pompier dans les oreilles et du coup on abrège la torture et on se demande si on a pas oublié un truc en sortant.
Mais bon, c'est fait!
lundi 9 décembre 2013
Comment foirer son rendez-vous avec la pédiatre
Les premiers mois de sa vie, mon fils était du genre social :
pédiatre, ostéo, médecin…..aucun problème pour les visites même après les
vaccinations. Sauf qu’une fois, c’est ma mère qui l’a emmenée alors que j’étais
au travail et au retour elle me dit « oula, c’était pas simple il n’a fait
que crier pendant l’examen, il avait peur ».
Arf, zut et en plus j’étais pas la….loose total
Et depuis cet épisode, le passage chez un médecin est devenu…..
compliqué…..genre dès que la pédiatre commence l’examen c’est le drame, l’horreur,
je me demande ce que doivent penser les autres parents dans la salle d’attente
(ils doivent se dire qu’on l’étripe je vois pas autre chose).
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